samedi 4 août 2007

Chapitre 19 : Le cinquième message

Il était plus de minuit et tout le monde dormait, sauf Mario. Il attendait, dans l’ombre, que cette personne qui leur donnait tant de files à retordre arrive. Il attendait le fameux « cinquième message ». Vers une heure du matin, alors que le policier était sur le point de s’assoupir sur sa chaise, il perçut un bruit de papier. Aussitôt, il se mit debout et courut vers la porte. Il l’ouvrit si violemment qu’il réveilla Armingo et Morty. Mario dégaina son pistolet et le pointa dans le couloir de l’immeuble. Rien.

« Rapide, cet enfoiré… » pensa-t-il.

Par contre, à ses pieds gisait un petit carton blanc de la forme d’une clé. Le cinquième message…

- Army, Morty ! Réveillez-vous ! cria-t-il.

- Pas la peine, bafouilla Armingo Kelson, tout endormit. Au fait, tu m’as surnommé Army ?

- Euh, oui, t’aimes pas ?

- Bah oui, je trouve ça chouette, on m’a jamais donné de surnom. Bon, qu’est-ce qu’il dit ce chiffon ?

« Le Feu au Sud. L’Eau à l’Est. L’Air à l’Ouest. La Terre au Nord. »

- Bon, qu’est-ce que ça veut dire…, demanda Armingo.

- J’en sais rien, c’est toi le spécialiste des énigmes, répondit Mario.

- Et pourquoi y a tant de majuscules, ça m’embrouille le cerveau, gémit Morty.

- Il n’y a rien à embrouiller, répondit amèrement le détective.

- Attend, c’est pas faut ce qu’il a dit !

- Hein ? s’exclama Mario.

- Oui, il y a des majuscules aux mots « Feu », « Eau », « Air » et « Terre », alors je crois qu’ils représentent les quatre éléments !

- Éléments ? Comme dans le film de Luc Besson ? essaya de comprendre le Bob-Omb.

- Non ! souffla Mario. Les éléments regroupent tout ce qui n’est pas vivant ! Les pierres, les gaz, les liquides, le plastique, le métal, etc.

- Hum…, réfléchit Armingo. EURÊKA !

- Quoi ? lança Mario. Toi aussi, y a ton bain qui déborde ?

- Non, mais écoute. Je crois que chacune de ces phrases représente un lieu, puisque les directions de la Rose des Vents sont présentes. Mario, va chercher une carte du Royaume Champignon, s’il-te-plait.

- À vos ordres, chefs !

- Non, oublie pas, le chef, maintenant, c’est J’encule !

- Ah oui…

Mario alla chercher la carte du royaume. Armingo et lui la regardèrent longuement pour essayer d’identifier ce qui pouvait représenter « Le Feu au Sud ».

- HA ! s´écria Armingo. Le volcan Thwomp est au Sud !

- Hum, réfléchit Mario, et « L’Eau à l’Est » représente peut-être le fleuve Champignon… Par contre, pour l’Air et la Terre, je sèche…

- Il n’y a qu’une chose qui me tracasse, pourquoi le carton est en forme de clé ?

- Peut-être que sur place nous allons trouver une clé.

- Ouais, peut-être…. Allez, on va à l’aéroport !

- Et moi ? questionna Morty. Je viens aussi ?

- T’es malade ! s’énerva le détective. Je ne t’endurerai pas tout le long du voyage !

- Arrêtez de vous chamailler, réprimanda le Frère Marto, on y va !

vendredi 3 août 2007

Chapitre 20 : Le Feu au Sud

Encore une fois, Mario, Armingo et Morty partirent en hélicoptère au volcan, comme s’il n’existait que ce moyen de transport. C’était tout de même la façon la plus rapide de se rendre au volcan, et comme le temps était précieux, il valait mieux se dépêcher. C’est ainsi qu’ils atterrirent au sommet de la montagne de feu.

- Bonjour ! salua le Thwomp qui avait fait monter Mario, quelques semaines auparavant.

- Bonjour, dit Mario. La guerre est-elle finie ?

- Malheureusement, non. De plus, les Whomps vont sûrement gagner la bataille. Comme nous n’avons ni pieds ni jambes, il est difficile de combattre… Alors, vous voulez descendre ?

- Eh bien, oui, en effet, bien que ce soit dangereux.

- De toutes façons, je suis sûre que vous avez de bonnes raisons. N’êtes-vous pas le célèbre Mario ?

- Oui, je suis bien Mario Mario, celui qui a combattu à maintes reprises le vil Bowser Koopa et qui a marié la ravissante reine Peach Toadstool…

- Ok, raconte-lui pas ta vie, ironisa Armingo.

- Ouais, bon, on descend…

* * *

Une fois arrivés en bas, Mario, Armingo et Morty durent esquiver les blocs de granit qui s’entrechoquaient. Ils marchèrent sur de sinueux chemins, passèrent par des tuyaux endommagés et combattirent quelques chauves-souris qui virevoltaient çà et là en aspergeant tout le monde d’un infect guano vert. Enfin, le trio arriva près d’un énorme tuyau rouillé. Il n’y avait aucun Whomps, ni de Thwomps, seulement des Buzzy Beetles.

- Vous n’aurez pas la clé ! vociféra l’un des petits scarabées.

- Ah bon ? s’étonna Mario. La clé est dans ce tuyau ? Si tu ne me l’aurais pas dis, j’aurais rebroussé chemin, idiot !

- Merde ! beugla le Buzzy Beetle. Maintenant, ils savent où est cette foutue clé !

- Laissez-nous passer ! rugit Armingo Kelson.

- Ok, ok, du calme…

Mario, Armingo et Morty empruntèrent le vaste tunnel et atterrirent plusieurs mètres plus bas.

- Bande d’imbéciles, vous allez CREVER ! ricana le scarabée.

Pendant ce temps, Mario cherchait partout un simple indice. Soudain, un bruit sourd se fit entendre. Les murs se mirent à se rapprocher rapidement.

- NON ! hurla Armingo. On s’est fait avoir !

- C’est la fin…, pleurnicha son ami en fixant les murs de pierre qui s’avançait dangereusement.

- Et le tuyau est trop haut pour repartir ! paniqua le Koopa.

- J’ai une idée…, dit tristement Morty. Je vais faire sauter les murs…

- Non, ne fait pas ça ! gémit Mario.

- Continuez, les gars, vous avez une enquête à résoudre. ÉLOIGNEZ-VOUS !

- NON !

Morty courut vers l’épaisse muraille et se fit exploser. Les deux murs volèrent en éclats sous le regard confus de Mario.

- Morty, non…

Encore une fois, ils avaient été sauvés par quelqu’un qu’ils n’appréciaient pas. Morty s’était sacrifié pour eux, c’était vraiment un brave Bob-Omb.

Alors que Mario réfléchissait à ce qui venait de se passer, un nouveau bruit tinta. Cette fois, par contre, c’était un craquement. Armingo marcha vers le coin ténébreux de la pièce… Soudain, une énorme tortue rouge avec d’immenses pointes affilées sur le dos sortit de la pénombre.

- Bon sang, c’est quoi ça ? s’exclama le Koopa.

- COURT ! C’EST UN SPINY GÉANT !

Le monstre cavala vers l’autre bout de la pièce, bloquant ainsi le passage au tuyau.

- Je crois que l’on va devoir le combattre, bafouilla Mario.

Il prit son pistolet et tira plusieurs balles sur la carapace de la bête. Elles ricochèrent. Le Spiny galopa vers les deux comparses. Il se mit au dessus d’eux. Au moment où il allait se coucher pour les écraser, Armingo lui lança son marteau en plein ventre. L’arme lui déchira l’abdomen et retomba. En colère, la tortue épineuse se rua de tous les côtés.

- Il faut le blesser au bide ! comprit l’inspecteur.

- Donne-moi une arme à feu !

Mario lui lança son revolver.

- Merci.

Chaque fois que le Spiny géant passait au dessus d’eux, ils lui lançaient une salve de projectiles. Au bout d’un moment, la tortue se réfugia dans la partie sombre de la salle.

- C’est le moment ou jamais ! avertit Mario à son ami.

Les acolytes essayèrent d’atteindre le tuyau pour remonter à la surface, mais rien à faire, la canalisation était trop haute. Puis, le Spiny se releva et chargea encore vers les compères. Ils lui tirèrent plusieurs balles, ce qui le fit saigner. Le monstre était très fâché. Il rentra sa tête et ses pattes dans sa coquille et se mit à tourner sur lui-même.

- Ahhh ! Il va tout détruire, ce salaud ! persifla Armingo.

Alors, Mario eut une idée, risquée, mais géniale. Il contourna le Spiny et attendit qu’il arrête de tournoyer. Enfin, la bête se releva. Le policier attrapa la queue du reptile et la tourna sur elle-même, cassant nombres d’os. Affaibli, la tortue se pencha. Mario en profita pour tirer sur la queue, ainsi que le corps. Puis, il se mit à faire tourner le monstre autour de lui, comme il avait fait avec Bowser, plusieurs années auparavant. Le Spiny flottait presque dans les airs quand Mario le lâcha. Il heurta le mur du fond de plein fouet, à quelques mètres d’Armingo.

- T’ES MALADE ! T’AURAIS PU ME TOUCHER !

- Ouais, mais maintenant, on a un pilier pour atteindre le tuyau !

- Ah, c’est vrai… Eh, mais regarde sa langue !

- Mais…, balbutia-t-il. On dirait… une clé…

- La clé !

jeudi 2 août 2007

Chapitre 21 : L’Eau à l’Est

Mario et Armingo durent retraverser le volcan. Bien sûr, ils avaient prit soin de massacrer les Buzzy Beetles. À la surface, ils montèrent dans l’hélicoptère et se dirigèrent tout de suite au fleuve Champignon. Ils atterrirent sur la plage. Mario inspecta l’horizon, tandis qu’Armingo cherchait des indices dans le sable. Soudain, il appela son ami. Il y avait un filet de fumée qui s’échappait du sol. Mario creusa et découvrit l’entrée du QG des TOAD, un bulbe métallique avec une manivelle. Ils entrèrent dans la pièce circulaire que Mario avait quitté, plusieurs semaines plus tôt. La salle était envahit par la fumée, ce qui présageait un incendie.

- À L’AIDE ! hurla une voix, au fond du couloir.

Les deux équipiers se dépêchèrent de se rendre où ils avaient entendu le cri, c’est-à-dire la salle à manger. Sur place, un gigantesque brasier calcinait tout sur son passage, y comprit quelques pauvres Toads. Alex, Jazz et Felco essayaient d’éteindre les flammes, mais sans succès. Si Mario ne régissait pas vite, la moitié des TOAD allait périr. Il n’y avait qu’une seule chose à faire : inonder le Quartier Général.

- Avez-vous des explosifs ? demanda-t-il rapidement à Chix, qui essayait d’arroser le feu avec un seau.

- Oui, pourquoi ?

- Y a pas de temps à perdre, ils sont où ?

- Euh… dans la salle d’armement, c’est juste à côté.

Mario ne prit pas le temps de le remercier et il courut à cette fameuse salle d’armement. Il revint avec cinq bâtons de dynamite qu’il avait attaché ensemble avec du ruban adhésif. Il lança le tout dans le brasier ce qui fit exploser le plafond. En moins de trente secondes, un raz-de-marée d’eau engloutit le QG au complet, éteignant, de ce fait, le feu.

- C’n’était pas une bonne idée…, regretta Mario en voyant la déferlante d’eau se diriger vers eux.

Tant bien que mal, il tenta de s’enfuir. La vague l’emporta, il se cogna la tête contre un mur et il perdit connaissance.

* * *

Mario se réveilla dans une barque, aux côtés d’Armingo, Alex, Felco et Diddy. Deux autres chaloupes flottaient à côté d’eux, contenant Tyler, Relyt, Jazz, et Chix pour la première, et Klump et K. Rool pour la seconde.

- Qu’est-ce qui c’est passé ? demanda le détective en se massant le crâne.

- Après que tu aies fait exploser le plafond, débuta Alex, l’eau nous a emporté dans les couloirs. Nous avons réussis à atteindre les canots de sauvetage du hangar et nous avons navigué dans le QG. Puis, nous t’avons trouvé, flottant entre les pièces. Nous t’avons ramassé et maintenant, nous en sommes là, à naviguer dans les couloirs du Quartier Général de la Troupe Onirique Anti-Destruction.

- Mais où sont passé les autres ? Rita, Bobby, Zack, Gary, Rodd, Cranky et Krusha ?

- Je n’aime mieux pas en parler…, souffla-t-il, au bord des larmes.

- Oh, merde alors ! Tout le monde est mort ! lança Mario.

- Mario ! réprimanda Armingo.

Alex se mit à pleurer et le policier essaya de le réconforter. Il avait perdu sa femme et son fils dans ce drame, il avait de quoi se suicider !

Soudain, un énorme poisson émergea de l’eau. C’était un Cheep-Cheep géant. L’animal nagea rapidement vers la barque de King K. Rool et la goba d’une bouchée. Le crocodile réussit à s’échapper de la gueule du monstre, mais Klump fut avalé. Korex Rool se débattit jusqu’au canot de Chix, qui le fit monter. Malheureusement, le reptile était trop lourd et fit couler l’embarcation. Le Cheep-Cheep se dépêcha de les aspirer.

Felco sauta au secours de ses amis, mais le poisson essaya de l’attraper. Le pauvre Toad lutta acharnement avec la bête aquatique, avant de se déchiqueter le flanc sur ses dents. L’eau autour de la chaloupe de Mario devint rougeâtre. Ce dernier sauta sur le dos du géant, suivit de Diddy qui voulait montrer son courage. Pendant ce temps, Alex et Armingo aidèrent Felco à remonter dans la barque.

Alors que Mario et Diddy Kong lui tapaient dessus, l’énorme poisson accéléra et plongea, laissant ses assaillants flotter à ses côtés. D’un coup, il sauta et croqua Diddy, le coupant littéralement en deux. Voyant la moitié du chimpanzé disparaître sous les vagues, il se rua vers le Cheep-Cheep et lui creva un œil avec un bout de bois provenant d’une barque. Le poisson hurla et devint encore plus agressif. Il commença à foncer partout, y comprit sur le bateau d’Alex. Les comparses chavirèrent et ils durent nager en direction opposée au poisson. Malheureusement, la bête les rattrapa et les engloutit d’un trait.

Mario, furieux, essaya de s’attaquer au monstre, sans succès. Alors qu’il allait se faire dévorer, le policier aperçut une carabine flottant à un mètre de lui. Il se dépêcha de la prendre et tira dans l’autre œil du Cheep-Cheep.

Le poisson était maintenant aveugle, mais beaucoup plus puissant. Il se jeta sur Mario, mais celui-ci lui décocha une autre balle, dans l’abdomen, cette fois. À bout de force, le détective vit une grenade sillonner les flots. Il la prit, mit son doigt dans l’anneau de la goupille et s’apprêta à la retirer pour la lancer, lorsque :

- Et s’ils étaient encore vivants ? se dit-il.

Alors, le Cheep-Cheep géant, en voulant manger Mario, avala l’explosif. L’inspecteur regarda sa main et vit la goupille. En moins de trois secondes, il se jeta dans la bouche de l’animal, tomba dans la gorge du poisson, attrapa la grenade et la projeta vers l’entrée de la gueule. L’obus explosa en faisant éclater une partie de la tête du Cheep-Cheep géant.

Mario était maintenant dans l’estomac gluant du poisson, qui n’avait pas été touché par l’impact. À ses côtés, il y avait tous les autres. Seulement, Felco était mort de ses blessures au flanc.

- Mon ami est mort…, murmura Alex, déconcerté. Tiens, Mario, je crois que tu en auras plus besoin que moi…, dit-il en lui donnant un objet visqueux et doré.

- La clé ! s’écria Armingo.

mercredi 1 août 2007

Chapitre 22 : L’Air à l’Ouest

Mario regardait sa nouvelle clé fièrement. Trop absorbé par l’objet, il n’avait pas vu que l’eau continuait de se déverser et que le corps du Cheep-Cheep géant qui leur servait d’embarcation allait bientôt toucher le plafond. Armingo le gifla pour qu’il voie la merde dans laquelle ils baignaient. Alors, il se mit à ramer comme les autres. Après trente minutes, l’eau avait tout engouffrée et ils durent continuer en nageant rapidement vers la pièce circulaire qui menait à la plage. Heureusement, ils étaient à quelques mètres de là et ils purent retrouver la surface sans encombres.

- Adieu, Quartier Général…, gémit Alex. Adieu, Rita, Bobby, Felco, Zack, Rodd, Gary…

Puis, il se tourna vers Mario :

- Maintenant, au boulot, faut mettre une raclée à se connard ! Il faut venger tous ceux qui sont mort !

- Oui ! lança le policier. Et que ceux qui en ont marre de se faire mener par cet emmerdeur me suivent ! Nous allons butter celui qui a fait ces horreurs !

Le groupe hurla sa loyauté. Ils étaient près pour la bataille.

- Mais avant, nous devons trouver les deux autres clés ! J’irai avec Armingo et Alex, personne d’autre, compris ?

Sur ce, les trois amis se mirent en route vers l’Ouest, en hélicoptère, comme toujours. Ainsi, pendant plus de deux heures, Mario, Armingo et Alex volèrent vers Végésia, en essayant de savoir ce qui pourrait représenter l’air. Entre temps, ils s’arrêtèrent à Ilyumo. Subtilement, ils s’infiltrèrent dans le commissariat. Mario s’avança au comptoir de la secrétaire et ils demandèrent à voir Ozvald, le directeur. L’homme parut étonné de la présence de Mario.

- Vous voulez voir Koopek ?

- Nan, je veux voir le pape !

- Désolé, mais il n’y a personne du nom de Lepape, ici !

- T’es vraiment un con, toi ! Je suis pressé, va chercher mon ami !

- Je ne peux pas, il est sous haute détention…

Mario colla son pistolet sur la tempe d’Ozvald.

- Et te faire flinguer, ça te dit ?

- Euh…, sui… suivez-m… moi…, bégaya le pauvre homme, tout en sueur.

Ozvald conduit les trois amis vers la porte de derrière. En passant près de la secrétaire, Armingo prit son téléphone et le lança sur le mur, le brisant en mille morceaux. Il avait vu juste, elle s’en allait appeler la sécurité.

Ainsi, Koopek fut libéré. Le Koopa était au comble de la joie. Les quatre comparses s’installèrent dans l’hélicoptère et se dirigèrent vers les montagnes qu’ils apercevaient au loin. C’était le seul endroit susceptible de représenter l’Air. En trente minutes, ils furent au mont Uf.

L’engin s’envola jusqu’au sommet de la montagne et atterrit. Mario débarqua, suivit de ses amis. Autour de lui régnait désolation. Il n’y avait aucune végétation et des œufs éclôts jonchaient la montagne. Il y avait aussi une bonne centaine de squelettes d’animaux.

Soudain, un oiseau les survola. Ils se dépêchèrent de se réfugier dans l’hélicoptère et décollèrent.

- Je savais que c’était ici ! s’écria Mario.

- Mais merde ! hurla Koopek. C’est quoi cette bestiole !

- C’est le Psuranodon ! lança son ami.

- Et c’est quoi ça, un « Psuranodon » ?

- Bowser puissance dix milles !

- Raaaah ! T’aurais pas pu me laissé en prison ?

- Et pourquoi il nous attaque ? souffla Mario. Il était gentil, avant !

- X le manipule sûrement ! proposa Armingo.

Effectivement, le ptérodactyle avait les yeux rouges et un halo violet s’échappait de son corps. Le rapace fonça sur l’hélicoptère. Mario tenta de l’éviter, mais l’oiseau heurta violemment le cockpit. La vitre éclata sous le choc et Mario fut déstabilisé. Il perdit le contrôle de l’appareil et piqua du nez. Il essayait de voir devant lui, mais il avait reçu du verre dans les yeux. Il demanda à Koopek, qui était à son côté, de prendre les commandes. Alors, à quelques mètres du sol, la tortue redressa la machine et fit un superbe rase-mottes. Une fois de retour entre les nuages, Koopek chercha le Psuranodon, en vain. Armingo retira délicatement les morceaux de verre que Mario avait dans les yeux, puis ce dernier reprit la manœuvre de l’hélicoptère.

Soudain, le reptile volant arriva par derrière et agrippa l’une des pales de l’engin entre ses serres et la plia vers le bas. L’hélice, en continuant de tourner, se heurta contre la carrosserie de l’hélico. Les pales arrêtèrent net de tourner et l’engin tomba à pique. Il n’y avait qu’une seule chose à faire : redresser l’hélice. Koopek reprit les commandes de l’engin, bien que cela ne serve à rien, pendant que Mario sortait son corps par la porte de l’appareil. Il attrapa la pale coincée et essaya de la déplier. Rien n’y fit…


Les quatre comparses allaient bientôt s’écraser, lorsque la pale qui était bloquée se détacha de la machine. Au même moment, le Psuranodon attaqua l’hélicoptère. L’hélice qui restait recommença à pivoter d’un coup sec, ce qui trancha net la tête de la bête. Mario, Koopek, Armingo et Alex sautèrent sur le corps décapité du rapace et s’en servirent pour planer vers le Royaume Champignon. En effet, malgré la mort de l’oiseau, ses ailes étaient restées ouvertes, permettant ainsi de flotter longuement dans les airs.

Le voyage de retour se fit très rapidement et en moins d’une heure, ils atterrirent en plein centre-ville de Toad-Ville. Rapidement, la police encercla les lieux. Jean Cule était de retour.

- Tu as libéré ton copain la tortue ? persifla Jean.

- Ouais, ça te dérange ? vociféra Mario.

- Un peu, oui ! De toutes, façon, tu n’est qu’une merde !

- Et malheureusement, t’as marcher dans cette « merde »…

- Alors, je ferais mieux de l’enlever, n’est-ce pas ? dit-il en pointant son pistolet sur la tête de son adversaire.

Il tira. Armingo sauta devant son ami et fit ricocher la balle grâce à sa carapace.

Soudain, toutes les télévisions des vitrines de magasins montrèrent un bulletin spécial. En plein milieu du désert Sec-Sec, une immense tour avait surgit de nulle part. En fait, la forteresse avait jaillit de la terre et avait poussé comme un haricot magique.

- Hum, pensa Jean Cule, c’est l’heure d’y aller, je m’occuperai de vos cas plus tard, mon patron m’attend…

- Ton patron ? s’exclama Mario.

- Ouais, mon patron…, répondit-il avec un regard mauvais.

- Il est vraiment étrange…

- Bon, faut y aller aussi ! lança Armingo.

- Oui, dit Mario. Et merci, Armingo…

- Merci pour quoi ?

- Pour la balle…

- Ah, oui, ben… de rien !

- Il nous faut aussi cette clé ! souffla Mario. J’espère qu’elle n’était pas dans sa tête…

- Non, répondit Alex, mais attachée sur sa queue ! Tiens…

- Je me demande à quoi ces trois clés nous serviront… Bon, maintenant, Alex, appelle tous tes petits amis, moi je m’occupe des miens. On se retrouve aux ruines Sec-Sec.

lundi 30 juillet 2007

Chapitre 23 : La Terre au Nord

Mario regarda son ignoble patron conduire sa Sedan vers le désert.

- Bon, on y va, butter cette sale fiente qui nous pourrie la vie ? s’exclama-t-il.

- Attend, murmura Armingo en fixant une télévision dans une vitrine.

Le journaliste, un Toad maigrelet, annonçait que la Reine Peach Toadstool avait été enlevée et emmenée à cette fameuse tour.

- Nom de merde ! ragea le moustachu. Je vais le tuer, ce connard !

- Et on fait quoi, là ? lança Koopek.

- Comme prévue, on va chercher nos potes et on se rend aux ruines.

* * *

Tout le monde était là : Mario, Koopek, Armingo, Alex, Jazz, Bowser, Tyler, Relyt, Chix, Luigi, K. Rool et Klump. Le détective regarda longuement la tour avant de s’y avancer. La voiture noire de son patron était garée devant la forteresse. Soudain, le sol sous ses pieds commença à remuer. Une énorme sphère grise émergea du sable. C’était l’un des Chomps Zombies que Mario avait vu quelques semaines auparavant, quand Goomélie avait ouvert le sarcophage de Tutankoopa. Évidement, le monstre n’était pas enchaîné…

La bête grogna, laissant entrevoir ses dents pourries, puis aboya trois fois. Néanmoins, il n’avait pas l’air de vouloir attaquer.

- Comment on le butte, Mario ? murmura Alex. Tu dois le savoir, t’en a combattu…

- Euh, pas vraiment, je n’ai jamais réussis à tuer un Chomp…

- Oui, t’en a battu, reprit Koopek, avec moi qui-plus-est !

- Oui, je sais, mais ils étaient beaucoup plus petits…

- Et pourquoi il n’attaque pas ? lança Armingo.

- On dirait qu’il garde la tour, suggéra Bowser.

- Il faudrait quelqu’un qui aille déjà combattu ces bestioles, proposa Chix.

- Je sais qui ! s’exclama Luigi.

- Qui ? souffla son frère.

- Il y a plein de Chomps sur l’île Yoshi, y’en a sûrement un qui en a tué un !

- J’ai compris… Direction Yoshi’s Island !

* * *

Mario discutait depuis vingt minutes avec son fidèle compagnon Yoshi. Le dinosaure expliqua à son ami, dans sa langue bien sûr, que les Chomps étaient très solides. Néanmoins, ils avaient un point faible : leurs dents !

- Merci, Yoshi, tu m’as été d’une grande aide.

- Yoshi ! Yoshi ! s’exclama le reptile, enjoué.

Soudain, le cellulaire du détective sonna.

- Mario à l’appareil, c’est qui ?

- C’est Koopek ! On a un gros problème, ici !

- Qu’est-ce qui se passe ?

- Le Chomp a soudainement décidé d’attaquer !

- Putain de merde ! Écoute… Koopek ? T’es là ?

- Oui… AÏE ! Désolé, mais ça va chauffer, ici !

- Vise les dents !

- Quoi ?

- J’arrive le plus rapidement possible, mais essayez de lui péter le dentier !

- Ok, dix-quatre !

Koopek se retourna vers le Chomp enragé, dégaina son pistolet et visa la dentition. Il tira à plusieurs reprises, mais bien que sensibles, les dents du Chomp avait le mérite d’être solide. Le zombie devint rouge de colère. Il sautilla vers la tortue, qui continuais de lui déchargé toutes ses cartouches. D’autres voitures de police arrivèrent sur place. Il y avait même l’armée ! Une escouade spéciale débarqua d’un camion blindé et commencèrent à tirer sur la bête avec des fusils à pompe. La vague de projectile réussit seulement à enlever la peau morte du Chomp. Un Koopa très musclé mit un genou par terre et mit une roquette dans un bazooka. Il regarda dans la mire et tira. Dans un jet de fumée, l’obus se propulsa vers le monstre. Après une explosion de moyenne intensité, tout n’était que poussière volant dans l’atmosphère. Le militaire se releva, fier. La poussière se dissipa et, en effet, le Chomp n’était plus là. Pourtant, Koopek ne souriait pas. C’était trop facile… Et il resterait un cadavre…

Soudain, le Chomp surgit derrière le Koopa qui avait lancé la roquette. Il n’en fit qu’une bouchée. Le monstre écrasa les multiples autos patrouilles, avant de s’en prendre à un char d’assaut. Il prit le canon du tank entre ses dents, fit tourner le véhicule blindé autour de lui, et le lâcha. Le char s’écrasa quelques kilomètres plus loin. Les policiers et militaires qui restaient s’enfuirent vers la ville.

Bowser tenta une offensive. Il courut vers le Chomp et lui fit un remarquable plaquage. Le monstre ne ressentit qu’un faible chatouillement… Il essaya de croquer son assaillant, mais Bowser fut plus rapide. Puis, il regarda Armingo, Chix, K. Rool… Mais celui qu’il l’intéressait vraiment, c’était Koopek… Il se retourna vers lui en sautillant. En chemin, il écrabouilla le général Klump.

- Là, je suis vraiment mal…, pensa Koopek.

Il recula, recula, recula… Puis, il s’arrêta de reculer. Il avait atteint un mur…

- Merde… Hein ? Un mur en plein désert ?

La tortue regarda derrière lui. Il était devant une grue jaune munit d’énormes chenilles. Au bout de la grue se trouvait un boulet… Koopek contempla le boulet quelques secondes et se décida enfin à monter dedans. Il prit les commandes de la grue, alors que le Chomp sautillait toujours dans sa direction. Derrière la bête, il vit un hélicoptère. C’était surement Mario.

- Tu vas être fier de ton apprenti…, dit-il, une larme à l’œil.

* * *

Mario venait d’arriver aux ruines Sec-Sec. Il y régnait un chao totale… Puis, il aperçut une grue, avec Koopek à son bord et un Chomp enragé sautillant vers la défaite. Le boulet alla vers la gauche, sûrement pour prendre de l’élan. La grosse boule noire vint se fracasser sur les gencives du pauvre Chomp. Dans un effroyable hurlement de douleur, le monstre essaya de croquer la grue, mais au contact du métal, ses dents fissurées par le boulet se mirent à tombées. Le Chomp sauta contre la grue qui s’effondra avec lui. Mario atterrit près des décombres et vit que le Chomp était mort. Koopek se fraya un chemin à travers le véhicule écrasé et alla rejoindre Mario.

- Je crois que me suis cassé le poignet…, dit-il en montrant sa main gauche.

- C’est pas grave, t’es droitier…

- Ouais, mais ça fait mal…

- De toute façon, c’est pas ton poignet…

dimanche 29 juillet 2007

Chapitre 24 : Premier et deuxième étage

Mario cherchait la dernière clé désespérément. Au bout de quinze minutes, les frères Tyler et Relyt s’écrièrent :

- On l’a !

- Elle était où ? questionna Koopek.

- Dans une de ses dents ! dit Tyler.

- Bien, lança Mario, on entre ?

Puis, d’un pas décidé, il s’avança aux larges portes de la tour. Il y avait quatre serrures. Le policier glissa chaque clé dans la fente qui lui convenait. La porte s’ouvrit en grinçant. La salle était immense ! Mario aperçut un escalier au fond de la pièce circulaire.

- Par là ! s’écria-t-il.

D’un pas rapide, il mena la marche. Environ au milieu de la pièce, le sol commença à trembler. Inquiet, le détective fit signe à ses amis de reculer. Un gigantesque squelette de lézard émergea du sol suivit d’un bassin de lave bouillante. C’était un Blargg.

- Vous ne passerez pas ! grogna la bête d’une voix étonnamment grave.

- Tiens, ça me fait penser à ce qu’a dit Gandalf au Balrog dans Le Seigneur des Anneaux…, murmura Relyt.

- Ce monstre est gigantesque, il baigne dans le magma et il parle ? frémit Luigi.

Le Blargg cracha plusieurs boules de feu sur le groupe. Bowser s’interposa et ne fit qu’une bouchée des flammes. Puis, il déchargea un immense jet de feu sur la bête. Fâché, le Blargg se leva sur ses pattes arrière et se laissa tomber sur la troupe. Luigi voulut sortir de la tour, mais les portes s’étaient verrouillées. Pendant que le monstre était sonné, Bowser et King K. Rool lui donnèrent de nombreux coups. Le Blargg se releva en hurlant sa colère. Il déferla ses flammes, ce qui fit roussir la moustache de Mario.

- EH ! ÇA VA PAS ! ÇA M’A PRIT DES ANNÉES À L’ENTRETENIR, CONNARD !

- TA GUEULE, MÉPRISANT PETIT HUMAIN ! hurla le Blargg.

Puis, il se jeta sur Mario dans l’intention de le croquer. Ses mâchoires claquèrent à quelques centimètres du nez de Mario. Le policier donna un coup furieux sur le crâne du monstre.

- HA ! HA ! HA ! Petit rat, croyais-tu me faire mal avec tes frêles petites mains ?

- Non, gros lézard merdeux, j’ai simplement mis une bombe plastic sur ta salle tronche. En effet, j’ai cru bon de m’en faire une réserve auprès des cadavres de militaires qu’il y a autour de la tour.

- QUOI ? rugit le Blargg, terrifié.

- On dirait de la pâte à modeler, mais c’est du C-4 ! Et tu vois ce que j’ai dans ma main gauche ? C’est le détonateur !

- JE TE MAUDIS, MARIO !

Le crâne de la bête vola en éclat après une explosion de haute intensité. Le squelette s’effondra dans la mare de lave, formant un pont… Chacun leur tour, Mario et ses amis traversèrent de l’autre côté. Ensuite, ils montèrent un long escalier en spirale.

Ils aboutirent dans une autre salle circulaire. Au centre de la pièce était jonché un perchoir sur lequel un Magikoopa était assit. Il avait l’air de dormir… l’air seulement… Il se leva brusquement et donna un coup de son bâton magique. En sortit un carré bleu, un cercle jaune et un triangle rouge. Le sort frappa le plancher et une dizaine de Koopas Troopas apparurent. Mario sauta en l’air et atterrit sur l’un d’eux. La carapace de la tortue ricocha sur ses confrères se qui eut pour effet de tous les faire tombé d’un coup. Tous les Koopas étaient sur le dos, essayant de se relever. Le Magikoopa les transforma en Paratroopas. Ils s’envolèrent et foncèrent sur Mario et ses amis. Bowser en attrapa deux et leur broyèrent le cou, tandis qu’Armingo les assommait avec son marteau. Mario sauta sur le dos d’un Paratroopa et le fit se diriger vers ses confrères, puis il cassa le cou de son « véhicule ». Il n’en restait plus.

Alors, le magicien fit apparaître vingt Goombas. Bowser en calcina une dizaine et Mario écrasa les autres. Ensuite, ce fut des Lakitus qui apparurent. Ils balancèrent des Spinys partout, puis essayèrent d’accrocher tout le monde avec leur canne à pêche. Jazz attrapa l’hameçon d’une canne et tira le Lakitu par terre. Il s’installa alors dans son nuage. Puis, le Magikoopa fit apparaître cinq Birdo. Les dinosaures commencèrent à cracher des œufs sur le groupe.

Le sorcier envoya des Buzzy Beetles.

- J’ai une idée, murmura Koopek à Mario, tout en évitant un œuf de Birdo.

La tortue attrapa un Buzzy Beetle.

- LÂCHE MES INSECTES ! cria le Magikoopa en lançant un sort sur Koopek.

Au dernier moment, Koopek utilisa la carapace du scarabée comme un miroir. Le sortilège fût renvoyé sur le magicien, qui se transforma en crapaud.

- Bien fait ! s’écria Mario. Allez, on monte au prochain étage.

samedi 28 juillet 2007

Chapitre 25 : La salle des rois

Armingo Kelson arriva le premier dans la nouvelle pièce, marteau au poing. Il aperçut les malfrats qui s’étaient évadés d’Ilyumo après le meurtre de Kamek. Wart, Mouser, Flora Piranha, Roi Boo, Goomboss, Roi Bob-Omb et Pianteone.

- Où est mon cher Mario ? demanda Wart, l’affreux crapaud.

- Ici, dit l’ex-plombier en arrivant derrière son ami.

- Je vais t’exterminer comme une verrue !

- Tiens, c’est drôle que tu dises ça, puisque Wart, en anglais, ça veut dire verrue… D’ailleurs, tu es couvert de pustules !

- TA GUEULE ! Butez-le moi…

Aussitôt, Goomboss chargea sur le policier. Tout le monde était maintenant dans la salle, prêt au combat. Bowser attrapa le roi Goomba et le jeta sur l’embrasure où était situé l’escalier pour descendre. Le pauvre champignon resta coincé dans la porte. Pendant ce temps, King Boo avait envoyé une multitude de fantômes sur nos amis. Jazz, qui avait toujours le nuage du Lakitu, s’envola en attirant l’attention des Boos. Mouser s’amusait à lancer des bombes partout, tandis que Flora vomissait une marre de boue toxique. Bien sûr, Mario n’avait son fidèle compagnon JET, alors il devait trouver une autre façon de tuer la Plante Piranha.

Armingo essayait de frapper le Roi Bob-Omb, mais il ne ressentait rien. Alors Au moment où le Bob-Omb allait piétiner le frère Marto, Bowser le plaqua, puis lui cracha un jet de flamme. La bombe sur patte valsa et s’écrasa dans un coin, emportant Jazz et son nuage, avant d’exploser. Alex hurla en voyant son ami se faire déchiqueter dans l’explosion. Il n’avait plus aucun ami. Sa femme et son fils était morts. Sa demeure était inondée. Il n’avait jamais eu de tendance suicidaire jusqu’à ce jour. Il était seul au monde. Et très en colère.

Furieux, en rage, écumant presque, il était en Berserk, une rage guerrière dévastatrice. Bien sûr, c’était purement psychologique, néanmoins, sa force avait décuplée… Il se jeta sur le Roi Boo, mais passa au travers. Le fantôme reprit forme pour pouvoir attaquer son assaillant et au dernier moment, le Toad se retourna et lui défonça la tête avec une pierre. Sonné, il ne vit pas qu’Alex venait de prendre une bombe à Mouser. Il lui lança l’explosif dans la bouche et le Boo éclata, ce qui donna une idée géniale à Mario.

Le détective poussa Mouser et lui vola ses bombes. Il assomma le rat, avant de poser une bombe près de lui. Ensuite, il lança un obus dans la bouche de Flora Piranha, qui s’apprêtait à régurgiter de la boue. Les deux ennemis explosèrent en même temps.

Après que Bowser ait fini d’achever Goomboss, tout le monde se dirigea vers Wart, assit sur son trône. Le crapaud sauta et lança sa couronne sur ses ennemis. King K. Rool la reçu en pleine figure. Fâché, il lui lança la sienne. Le couvre-chef vint se ficher en plein dans le dos du batracien. Il se retourna, masquant la douleur, et s’approcha de Mario. L’inspecteur ne broncha pas, jusqu’à ce que Wart lui rote dans la face.

- Gros dégoutant…, persifla Mario en ayant envie de vomir.

Puis, il mit ses mains dans la bouche du crapaud et attrapa sa langue. Surpris, l’amphibien voulut se déprendre, mais Mario commença à le faire tourner autour de lui. Au bout d’un moment, il le lâcha et Wart alla s’écraser au mur du fond. Le crapaud s’évanouit.

- Bon, on peu monter ! lança fièrement Mario.

- Pas si vite ! siffla une voix derrière.

- Pianteone !

Le mafioso dégaina un revolver et commença à tirer partout des .357 Magnum. Ce calibre de balle pouvait tuer en un coup et défoncé certains matériaux. Par contre, le barillet des revolvers ne pouvait contenir que six balles. Ainsi, il déchargea rapidement son arme. Suite à cela, alors qu’il se dépêchait de remettre des balles dans le barillet, Mario lui tira une balle dans le bras, lui faisant lâcher son revolver.

- J’me rends..., cria-t-il en levant difficilement ses mains, à cause du projectile qu’il avait reçu.

Mario s’avança vers lui et lui mit des menottes.

- Je suis désolé, Mario, murmura le Pianta. C’est lui qui m’a obligé…

- Qui ça, « il » ? demanda Mario, intéressé.

- En fait, j’en sais rien, chaque fois que je l’ai rencontré, il était dans l’ombre…

- D’accord… Bon, tu nous attends ici, nous allons monter et nous allons revenir plus tard.

- Ok…

Mario s’avança vers l’escalier qui menait au prochain étage et fit signe à ses amis de le suivre.

jeudi 26 juillet 2007

Chapitre 26 : Tout s´explique...

Mario, Koopek, Armingo, Alex, Bowser, Luigi, Chix, Tyler, Relyt et King K. Rool étaient arrivés au dernier étage de la tour, une pièce circulaire très sombre. Ils avancèrent un peu dans la salle et virent une grande silhouette dans le fond de la pièce. À ses côtés se tenait une énorme silhouette encapuchonnée. Il y avait aussi une autre personne, de la forme d’une poire. On aurait dit un Pianta.

- Vous êtes enfin là…, dit l’homme du fond. Mes énigmes étaient-elles trop faciles ?

- C’est toi qui es derrière tout ça ? fit Mario.

- Bien sûr.

Puis, il monta un escalier en colimaçon le menant au toit.

- Ne vous inquiétez pas, siffla le Koopa capé de sa voix reptilienne, nous allons nous occuper de vous.

Il retira sa cape, révélant une copie conforme de Bowser. Par contre, il avait une corne en moins…

- Bowser Jr. ! s’exclama Bowser. Tu étais mort !

- Eh non ! Lorsque les ruines se sont écroulés sur moi, je croyais aussi que j’allais mourir, mais en détruisant le temple, j’ai libéré un esprit maléfique qui m’a soigné et m’a fait devenir son sbire. Il voulait combattre un héros, je lui ai parlé de toi. Pour savoir si tu étais à la hauteur, il m’a demandé de tué des gens et de laisser des indices. Bien sûr, pour connaître tes êtres chers, j’ai engagé quelqu’un qui te connaissais bien et qui te détestait.

Le Pianta sortit de la pénombre. C’était Jean Cule.

- J’encule ! s’écria Mario. J’en étais sûr. C’était donc cet homme, ton « patron »…

- Perspicace, lança froidement Jean.

- Je les ai aussi aidés, dit Tutankoopa en sortant de l’ombre. Ma haine envers toi était plus forte que jamais.

- Regarde, Koopek, nargua Bowser Jr. C’est pas tes mains que j’ai là ?

- TA GUEULE ! hurla la tortue en pleurant.

- Ça va, Koopek ? demanda Mario.

- Oui… mais promet-moi que tu me le laisseras.

- Avec plaisir…

Mario courut vers Jean Cule et lui assena un violent coup de pied sauté. Armingo, quant à lui, s’acharnait sur Tutankoopa. Le pharaon envoya une dizaine de Pokeys qui s’étaient cachés dans la pénombre sur le frère Marto. Il en pulvérisa un à l’aide de son marteau, mais les autres cactus se rapprochaient rapidement. Bowser vint l’aider. Il lança ses flammes sur les Pokeys, qui brûlèrent en moins de deux. Tutankoopa réveilla un petit Chomp qui dormait à l’ombre. Le monstre fonça sur Armingo et Bowser, mais ceux-ci l’esquivèrent. Bowser attrapa la chaîne qui trainait derrière la bête et le lança sur Tutankoopa. Le pharaon eu juste le temps de se baisser, alors que le Chomp se fracassait les dents sur le mur de pierre.

Mario se battait toujours contre Jean. Luigi vint l’aider. Voyant son frère avoir de sérieux problème, son courage avait grimpé en flèche. À eux deux, il avait presque neutralisé le ripou.

Bowser Jr. attrapa les jumeaux Tyler et Relyt et les balança en dehors de la pièce. Les deux Toads dégringolèrent les marches de l’escalier menant à la salle précédente. Le Koopa frappa aussi K. Rool et le poussa dans les escaliers aussi.

- Y a beaucoup trop de monde ici, dit-il.

Il empoigna aussi Luigi et Chix et les jeta dans les marches, puis il ferma la lourde porte de pierre.

Armingo se battait toujours contre Tutankoopa. Il lui lacéra le visage de coups de marteau, puis le pharaon le prit par la gorge. Alors, il mordit la main de son assaillant aussi fort qu’il le pu. Tutankoopa le lança au loin, mais Bowser le plaqua au sol. Mario arriva vers eux. L’ancien roi du désert Sec-Sec se leva, poussant Bowser par terre. Un Chomp se tenait derrière Mario. Tutankoopa siffla et la bête chargea. En entendant le sifflement, Mario comprit qu’il devait vite s’ôter du chemin. Il fit un magnifique saut périlleux, le Chomp passa sous lui et alla croquer fortement le visage de son maître. Le pharaon hurla de douleur. Mario s’approcha de lui et lui tira trois balles dans la tête.

- Un de moins, souffla-t-il, épuisé.

Plus loin, Koopek avait sauté au coup de Bowser Jr. et lui transperçait le cœur avec un couteau. Le fils de Bowser bougea légèrement et Koopek se blessa sur ses pics. Bowser Jr. alla chercher un sabre accroché sur le mur. Il s’approcha de Koopek en chantonnant une berceuse. La tortue était complètement horrifiée.

Mario, voyant son ami en grand danger, dégaina son pistolet et tira sur Bowser Jr. Le Koopa reçut la balle dans le bras et lâcha son sabre. Alors, Koopek attrapa la lame, se leva et trancha les deux mains de son adversaire. Bowser Jr. hurla en voyant ses mains pisser le sang.

- NON ! pleura-t-il. Épargne-moi !

- Va te faire foutre.

Puis, il lui trancha la tête. Mario s’approcha de son ami. La tortue lui sauta au cou en pleurant de plus belle.

- C’est fini, mon ami…

- Où est J’encule ? demanda Alex.

- C’est vrai, il est où ? dit Bowser.

- Ici, lança fièrement le concerné.

- Retourne en enfer ! beugla Mario en courant vers lui.

Le Pianta monta l’escalier en colimaçon qui le conduisit sur le toit de la tour. Voyant qu’il n’y avait aucune échappatoire, Jean commença à paniquer. Mario arriva et lui braqua son arme sur la tête.

- Maître, aidez-moi ! supplia le Pianta en apercevant son patron, près de lui.

- Désolé, Jean, mais tu ne m’es d’aucune utilité, maintenant. Tue-le, Mario.

- NON ! hurla le ripou.

Mario ne voulait pas le tuer. Il lui tira simplement une balle dans la jambe. Malencontreusement, cela fit perdre l’équilibre du Pianta, qui tomba de la tour. Il s’écrasa avec fracas dans le sable froid de la nuit.

- Magnifique, murmura l’homme. Tu aurais pu m’être utile, mais malheureusement, je dois te tuer.

Les amis de Mario arrivèrent par l’escalier, mais le mystérieux homme scella la porte menant vers le toit. Ce dernier combat devait l’opposer à Mario, à personne d’autre.

Mario observait attentivement son ennemi. Son visage était noir, il portait une épaisse cuirasse noire et une longue cape. Il avait aussi une magnifique épée blanche. Par-dessus tout, ses cheveux étaient roux.

- Mais qui êtes-vous ? questionna le détective.

- Je me nomme Ganondorf.

mercredi 25 juillet 2007

Chapitre 27 : Ganondorf

- Pourquoi ? lança Mario. Pourquoi avez-vous fait tout ça ?

- Pourquoi ? réfléchit l’homme. C’est simple. Il y a des milliers d’années, ce pays que tu appelle Royaume Champignon était Hyrule. Le désert Sec-Sec n’était autre que le désert Gerudo. Le volcan Thwomp, c’était le Mont du Péril. À mes débuts, j’étais le démon Ganon. Un jour, je me suis construit un corps de Gerudo, Ganondorf, pour pouvoir régner sur Hyrule. Malheureusement, un Hylien du nom de Link m’en empêcha. Il détenait la Triforce du Courage, et moi, celle de la Force. À plusieurs reprises, je voulu l’anéantir, mais en vain… Puis, je fus enfermé à jamais dans le Colosse du Désert. Il y a quelques mois, un reptile m’a libéré. J’ai alors comprit qu’Hyrule n’existait plus, la Triforce non plus, et Link encore moins… Puis, le reptile m’a parlé de ce qui s’approchait le plus du héros qu’était Link. Après quelques recherches, j’ai découvert que tu possédait la Triforce du Courage.

- Qui ? Moi ? s’exclama Mario.

- Oui, toi. Tu es la nouvelle descendance de Link, héros du temps ! Regarde…

Le Gerudo approcha sa main de celle de Mario. Un triangle doré apparut sur les deux mains.

- Incroyable ! s’essouffla le policier.

- Oui, n’est-ce pas incroyable qu’un homme comme toi puisse détenir le un trésor aussi sacré ! Tu n’as pourtant pas la carrure d’un héros. Tu n’es pas Link. Mais tu es tenace.

- Et où est Peach ?

- Sur mon fidèle destrier, le Roi Cuirassé. Elle détient la Triforce de la Sagesse. Malheureusement, ton chemin s’arrête là.

- Jamais ! Si ce « Link » a pût te détruire, je le pourrai !

- Mais Link avait une arme secrète ! L’Épée de Légende, également appelée Excalibur. Mais tu n’as pas cette épée, donc tu vas mourir ! Je vais te tuer avec l’Épée des Sages !

Ganondorf s’élança sur Mario. Alors qu’il allait le tuer de son épée, une puissante barrière magique l’en empêcha. Trois divinités apparurent à Mario, alors qu’il était dans une pièce sans fin et terriblement sombre.

- Nous sommes les déesses Din, Nayru et Farore, dit une femme aux cheveux bleues. N’est pas peur, tu es en sécurité maintenant. Nous t’offrons ces Flèches de Lumière. Utilise ton arc pour tirer dans le front de Ganondorf.

- Mais je n’ai pas d’arc ! s’exclama le détective.

- Reviens sur Terre, Nayru, s’écria Din. On est au vingt-et-unième siècle, ma chère ! Les arcs sont complètent dépassées, on utilise des pistolets, de nos jours !

- Je crois que ça peux s’arranger, maugréa Nayru, qui voulait garder les vieilles coutumes. Tiens, ce sont les Balles de Lumière.

- Ouais, lança Farore, c’est vrai que c’est pas très convaincant comme nom…

La barrière de protection s’évapora. Ganondorf assena un violent coup d’épée vers Mario, mais ce dernier l’évita. Il chargea son arme et tira dans le front de son adversaire. Une vive lumière fit souffrir le Gerudo et il devint encore plus menaçant. Il donna un furieux coup de pied à l’inspecteur et appela le Roi Cuirassé. L’oiseau apparut derrière lui et Ganondorf monta sur son dos. Mario courut vers le bord de la tour et sauta. Il réussit à s’agripper à la queue multicolore du Roi Cuirassé. Ganondorf essaya de faire tomber son assaillant, mais Mario lui tira trois balles dans la tête. Il profita du fait que son ennemi était déstabilisé pour monter sur le rapace. Il vit la reine Peach étendue près du cou de l’oiseau. Il s’approcha d’elle pour voir si elle était toujours vivante, mais Ganondorf le frappa. Ensuite, il fendit l’air de sa lame, mais Mario esquiva l’attaque et le Roi Cuirassé fût touché. Blessé, l’énorme bête volante commença à perdre de l’altitude. Le rapace s’écrasa enfin dans le bois du Rire, à Végésia.

Mario se leva. Ganondorf le regarda, sortit son épée de son fourreau et s’approcha lentement du policier. Mario aperçut une grotte et courut vers elle. Il découvrit ainsi une immense salle ravagé par le temps. Deux statues étaient postés de chaque côté d’un petit escalier de marbre. Intrigué, il continua sa course vers l’autre salle. Une magnifique épée argentée au pommeau violet était encastrée dans un piédestal. Ganondorf arriva à sa suite, persuadé d’en finir avec Mario. Soudain, son visage changea. Alors, Mario comprit : il avait découvert les décombres du Temple du Temps ! Il s’empara d’Excalibur.

- NOOON ! hurla le Gerudo en courant vers son ennemi.

Mario donna trois coups d’épée dans la cuirasse de Ganondorf et elle tomba en miette. Il donna une nouvelle offensive et le démon tomba à genou. Mario voulait en finir. Il lui planta la lame d’Excalibur dans la tête.

- Hé hé hé…, gémit Ganondorf, hé…, puis il tomba raide mort.

Mario se dépêcha d’aller revoir Peach. Il appela, une fois de plus, un hélicoptère pour venir le chercher.

* * *

Au loin, il voyait la tour de Ganon s’effondrer. Enfin, tout était terminé. Puis, il se souvint que ses amis étaient restés dans la forteresse. Au moment où il allait commencer à pleurer, il aperçut un groupe d’individu. Koopek, Armingo, Alex, Chix, Tyler, Relyt, Bowser, King K. Rool, Luigi, Pianteone… Ils étaient tous là.

- Koopek ! pleura Mario en lui sautant au cou. Nous avons gagnés !

- Non, nous n’avons pas gagnés, dit la tortue.

- Ah non ? Mais…

- Nous n’avons pas gagnés, TU as gagné. C’était ton combat.

- Eh ! Les gars ! s’écria Karl Tastroff en courant vers eux. J’ai retrouvé mon aspirateur ! C’est-y pas merveilleux ?

- Prof ! lança Mario. Mais où étiez-vous ?

- Ici, quelle question ! Raaah non ! Vous avez encore foutu la merde, regardez-moi ce gâchis ! On dirait presqu’une tour vient de s’effondrer !

Soudain, une silhouette noire apparut. Celle du Ganon Spectral.

- Tu croyais m’avoir vaincu ? Ha ! Ha ! Ha ! Petit hum…

- Mais c’est quoi ça ? lança K. Tastroff. Un fantôme ?

- Non ! souffla Mario. C’est pas vrai, je croyais l’avoir tué !

- Dégage de là ! ragea le professeur.

Puis, il actionna son Ectoblast 4000 et commença à aspirer le fantôme de Ganondorf.

- Que fais-tu là ? cria le spectre. NOOON !

Il fut aspiré.

- Bon ! fit le Prof K. Tastroff, tout fier.

Mario n’en croyais pas ses yeux. Cet aspirateur n’était peut-être aussi inutile qu’il le pensait.

Soudain, le téléphone portable d’Alex sonna. Il parla un peu et un sourire s’afficha sur son visage. Il avait même des larmes de joie.

- Ils ont retrouvés Rita et Bobby ! Ils ne sont pas morts !

- Quoi ? Mais c’est fabuleux ! s’écria Mario. Faut fêter ça !

Et c’est ainsi que s’achève cette histoire, alors que nos héros rejoigne joyeusement Toad-Ville. Mais qui sait ce qui pourrait encore arriver…

FIN